Les réseaux sociaux dans nos vies. Que ce soit sur Instagram, TikTok ou Pinterest, chaque saison, on retrouve sur nos feeds des pièces ou des couleurs qu’on voit absolument partout. On se compare, on envie, on cherche… et on achète.
Cette pratique qui nous impose des standards de mode toujours changeants et souvent inatteignables alimente l’anxiété sociale. Un rapport de Garson & Shaw révèle que 41 % des Américains ressentent que la pression de l’industrie de la fast fashion a un impact négatif sur leur santé mentale. Ce chiffre grimpe à 51 % chez la génération Z. Les jeunes adultes sont particulièrement vulnérables à cette pression des trends.

Comment ?
Le pic de dopamine que tu ressens à chaque achat, à l’arrivée d’un nouveau vêtement… repart aussi vite qu’il est arrivé. C’est ce qui se passe quand tu achètes des vêtements pas chers : tu as un petit pic de dopamine, mais il disparaît très vite. Ce besoin constant de nouveauté peut devenir une addiction, menant à des achats impulsifs, et quand tu ne peux pas acheter, tu te sens frustré.e et vide.
Et parlons de la qualité… ou plutôt du manque de qualité. Les vêtements de fast fashion s’abîment très vite. En fabriquant des pièces de mauvaise qualité, les marques nous poussent à racheter sans cesse. Ça fait tourner leur business, mais pour nous ? Ça crée un sentiment permanent d’insatisfaction. On a vraiment besoin de ça dans nos vies ?

La culpabilité.
Cette phase de transition entre la prise de conscience et l’action. Celle où tu te dis :
« C’est vrai, mes vêtements ne tiennent pas plus de trois lavages avant de se déformer… »
« Les matériaux dans les vêtements de bébé, c’est quasiment que du plastique… »
Mais pour une raison ou une autre, tu n’as pas encore passé le cap : manque de moyens, de temps, d’organisation… Et pendant ce temps, la connaissance des effets néfastes de l’industrie textile (pollution, exploitation des travailleurs, destruction des écosystèmes) crée un vrai malaise. Beaucoup n’ont pas encore changé leurs habitudes d’achat, mais savent très bien qu’ils.elles soutiennent un système injuste et polluant.
Un dilemme moral s’installe, entre le droit fondamental à se vêtir et l’envie de mieux consommer.
Et pour finir, la surconsommation.
Trop de vêtements = chaos mental. Trop de choses qui encombrent.
La mode, c’est cool, on adore ça, mais il ne faut pas la laisser perturber notre paix intérieure.

Quelques solutions pour réduire ces effets négatifs :
– Acheter moins, mais mieux.
– Se poser deux questions avant d’acheter : « Est-ce que j’en ai vraiment besoin ? » et « Est-ce que je vais vraiment le porter souvent ? »
– Lors d’un achat en ligne, s’accorder 3 jours de réflexion pour voir si l’envie persiste.
– Construire un style intemporel plutôt que suivre aveuglément les tendances.
– Réduire son exposition aux influenceurs et contenus qui encouragent la surconsommation.
– Développer la confiance en soi au-delà de l’apparence.
– Essayer la seconde main (friperies, Vinted, échanges entre amis, brocantes, Vestiaire Collective).
– Réparer, upcycler, customiser ses vêtements pour leur donner une seconde vie.
– Soutenir des marques éthiques.
– Trouver d’autres sources de dopamine.
J’espère que la mode ne te déprime pas, toi qui lis cet article. Je serais curieuse de savoir où tu en es dans ta consommation. Et surtout, est-ce que tu as déjà ressenti ce mal-être ou cette impression de ne pas assez suivre la mode ?

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